Je ne suis pas dieu, je ne pardonne pas.

Les gens ont oublié de rêver. Ils ont oublié que ça existe. Ils ont cessé d'y croire.

Ils se font plus que grandir. Grandir... et alors ils arrêtent de ressentir, puis de penser, puis de respirer.


Savoir tout sur tout est ennuyeux. L'existence doit garder pour chacun de nous on part d'Ombre et de mystère.


Quand je suis en bas, je vois briller des choses dans l'obscurité que personne ailleurs ne voit, comme les étoiles le jour. Vous savez comme c'est beau, un ciel étoilé ?


Pour les choix que je n'ai pas eut. Pour les choix que je n'ai pas pu faire.

Mais peut-on vivre, en deux heures, pour compenser de dix-sept ans de demi-vie ?


Les parents pensent qu'amour et confiance envers eux sont acquis par leurs enfants par le simple acte de les mettre au monde. Mais nous ne leur devons rien. Confiance et amour se gagnent, avec autre chose que du temps et de l'argent. Nous n'avons pas choisi. Nous ne leur devons rien.


Plus une petite fille... mais jamais une femme.



"Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le c½ur comme un papier qu'on froisse..."
Je ne suis pas dieu, je ne pardonne pas.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 09:12

Modifié le lundi 03 août 2009 13:43

Vous me tuez...

Nightwish
Slaying The Dreamer
Century Child


I'm a priest for the poorest sacrifice
I'm but a raft in a sea of sorrow and greed
You bathed in my wine
Drank from my cup, mocked my rhyme
Your slit tongues licked my aching wounds

Put a stake through my heart!
And drag me into sunlight
So awake for your greed
As you're slaying the dreamer

Swansong for the Wish of Night
God it hurts, give a name to the pain
Our primrose path to hell is growing weed

Blame me, it's me
Coward, a good-for-nothing scapegoat
Dumb kid, living a dream
Romantic only on paper

Tell me why you took all that was mine!
Stay as you lay - don't lead me astray!

Wake up, mow the weed
You'd be nothing without me
Take my life if you have the heart to die

You bastards tainted my tool
Raped my words, played me a fool
Gather your precious glitter and leave me be
The Great Ones are all dead
And I'm tired, too

I truly hate you all!

Tuer Le Rêveur

Je suis un prêtre pour les moindres sacrifices
Je ne suis qu'un radeau sur une mer de chagrin et de cupidité
Tu t'es baigné dans mon vin
As bu dans ma coupe, as ris de mes poèmes
Ta langue fendue lécha mes plaies douloureuses

Plante un pieu dans mon c½ur !
Et traîne-moi dans la lumière du jour
Je suis vraiment conscient de ta cupidité
Au moment où tu tues le rêveur

Le chant du cygne pour que le Désir Nocturne se réalise
Comme cela fait mal ! Donne un nom à la douleur
Notre chemin de primevères vers l'enfer se couvre de mauvaise herbe

Accuse-moi, c'est bien moi
Le bouc émissaire lâche et bon à rien
Stupide enfant, vivant son rêve
Qui n'est romantique que par écrit

Dis moi pourquoi tu as pris tout ce qui m'appartenait !
Ne bouge pas, n'essaye pas de me duper !

Réveille-toi ! Fauche la mauvaise herbe
Tu ne serais rien sans moi
Prends ma vie si tu as l'intention de mourir

Vous, espèces de salauds, avez souillé mes outils
Violé mes paroles, m'avez ridiculisé
Emportez vos précieuses paillettes et laissez-moi tranquille
Les Grands de ce monde sont tous morts
Et je suis fatigué, aussi

Je vous hais vraiment tous !

# Posté le lundi 01 décembre 2008 14:28

Modifié le samedi 02 mai 2009 14:47

Je suis dans un tout petit endroit, obscur. Je baisse les yeux. Sur mon buste, les plaques symétriques d'une armure d'argent, dans le métal est gravé le mot "Amis".
Des épées. Des lames sur lesquelles sont écrits "Parents", "Civilisation", "Lycée", "Préjugés", "Oubli",
Elles sont dans ma direction. Elles sont proches. Toutes pointées sur moi, elles cognent mon armure. Mon armure résiste. Mais peu à peu elle ondule, se cabosse.
J'ai mal. Je pleure. Mes larmes coulent sur mon armure. Soudain, elle se fissure. Les épées m'atteignent. Sous moi, le sol, nommé Espoir, cède.
Je commence à tomber, dans le vide, m'enfoncer dans un gouffre où il n'y a rien. Des flèches venant d'en haut passent à côté de moi, m'effleurent parfois de très près. En haut. Il y a une petite source de lumière, en haut. Loin.
Je pousse un cri, aigu, puissant. Une voix de femme. Presque vivante.
Autour de moi, seules les Ténèbres, l'Ombre. Elles sont là pour me dire qu'il n'y a rien. Elles ne cachent rien.
Je chute moins vite. Une chance... peut-être...
Alors je déploie mes ailes, j'essaie de remonter. Petit à petit, sûrement. Soudain une lance d'ange se fiche dans l'articulation de mon aile gauche. Ça fait mal. Une corde emprisonne mon aile droite, la forçant à se replier sur elle-même. Je me sens prisonnière, je peux presque plus bouger. A nouveau les larmes coulent. Je me sens faible.
En bas, l'Obscurité semble m'appeler. Un désir d'aller vers elle, de laisser derrière moi mon armure détruite, et peu importe le soutien, j'ai des ailes, plus rien ne me retient, je renie la vie...
Alors je provoque ma chute. J'essaie de tomber encore plus vite. J'y arrive. La lance s'arrache, la corde se dénoue. J'évite quelques flèches.
Soudain je ne peux plus. Lentement, je me dépose sur un lit de poussière et de cendre grise. Je ne sais pas où je suis. Pourquoi. Combien de temps s'est écoulé. Peut importe.
Une présence. Deux minuscules taches blanches dans l'Ombre. Dans la très faible lueur tombante, une grande aile morte, brûlée, seulement d'os formée, s'approche.
Je tends la main, sans avancer. Je tends la main le plus loin possible. Presque, je la touche. Presque.
Elle recule.
Non, elle ne peut pas faire ça... Je crie encore.
Soudain, une aile de chauve souris, blanche, tout aussi immense, douce et protectrice, se rabat sur moi. Elle m'attire vers le haut. Vite, très vite.
Je rouvre mes yeux sur le monde réel. Les hallucinations s'estompent. Les taches noires disparaissent. Je suis sous le gibet, étendue sur le sol de la clairière. La corde n'est plus autour de mon cou. Des bandages entravent les mouvements de mes poignets. Ils sont penchés sur moi.
J'ai échoué. C'est la première chose que j'ai pensé.
Puis m'a prise dans ses bras. Il n'avait plus ses grandes ailes blanches mais c'était tout comme. Il m'a promis qu'il m'aiderait. Qu'ON s'en sortirait...



Inspirée du passage musical de "7 Days To The Wolves", de Nightwish, de 3:02 jusqu'à la fin.








# Posté le samedi 06 septembre 2008 14:39

Modifié le mercredi 06 mai 2009 16:32

Mais qui sont-ils, pour tout savoir mieux que nous ? Et nous tuer, et nous briser...

Angel se pencha vers Paolo, très légèrement ; on aurait dit une mère au-dessus d'un berceau. C'était fini, et pourtant il avait l'impression de n'avoir même pas commencé.
- Tu te rappelles ? murmura-t-il enfin. Quand nous vivions dans ta maison, je t'ai demandé de te souvenir du jour de ta naissance ?
Paolo hocha la tête. Il se rappelait tout, chaque instant, chaque mot, chaque étape du chemin, avec précision.
- Tu m'avais répondu que c'était le jour où j'étais venu, continua Angel.
- Temps de parloir écoulé, dit le maton en le saisissant fermement par le bras.
Les mains d'Angel étaient menottées dans son dos, et le maton l'entraînait déjà en arrière.
- Tu te rappelles, Paolo ? cria Angel en dérapant sur le carrelage.
- Oui, cria Paolo.
Angel pleurait.
- Eh bien, moi aussi ! hurla l'assassin. Moi aussi, je suis né ce jour là ! Dès que je t'a
i vu, j'ai vu le jour ! Tu comprends, Paolo ?
L
e maton tira un bon coup sur les menottes et Angel fut aspiré derrière une porte blindée, qui se referma sur lui comme une gueule sur sa proie. Paolo sut qu'il ne verrait plus jamais Angel. Il se dressa d'un bon et renversa sa chaise. Il courut vers la porte.
-
Je comprends ! cria-t-il en y collant sa bouche. Angel ! Je comprends !
Il entendit une voix lointaine, étouffée par l'épaisseur des murs, lui répondre quelque chose. Peut-être que c'était un mot d'amour. A tout hasard, il cria :
- Moi aussi !
Et puis, il n'y eut plus que des cliquetis de clés, de verrous, l'épouvantable grincement de ferraille de la prison. Les mains plaquées sur la porte, Paolo ne bougea pas. S'il bougeait, il craignait de tomber en poussière, de s'effriter comme un morceau de calcaire. Il se représenta mentalement les murs
qui le séparaient d'Angel, maintenant. Combien y en avait-il ? Des dizaines, plus épais les uns que les autres, verts et froids comme des serpents.
U
ne femme entra alors dans la pièce et vint poser sa main sur les cheveux de Paolo :
-
Ça va ?
Paolo fit non de la tête.
- Tu veux manger quelque chose ?
- Non. Je veux mon père.
La femme s'accroupit devant lui. Elle soupira.
-
Tonre est mort, tu sais.
- Angel...
-
Angel n'est pas ton re.
- Il m'aime.
- Je crois que non. Il t'a fait beaucoup de mal.
La femme pensait que Paolo était traumatisé par ces années passées avec l'assassin. Elle avait lu des rapports d'expertise psychiatrique qui expliquait très bien ce processus d'attachement qui lie les victimes à leurs bourreaux. Elle avait lu beaucoup de choses, mais elle ne savait rien des sentiments qui liaient vraiment Paolo à Angel.


Anne-Laure BONDOUX, Les larmes de l'Assassin
Mais qui sont-ils, pour tout savoir mieux que nous ? Et nous tuer, et nous briser...

# Posté le samedi 04 juillet 2009 08:11

Je ne cherche même plus la haine et les reproches, je les attends.

Je ne cherche même plus la haine et les reproches, je les attends.
VOUS ME DIREZ QUE CE VERRE EST A MOITIE PLEIN.

M
OI, JE VOUS DIRAIS QU'IL EST A MOITIE VIDE.


ET LE PIRE, C'EST QU'ON AURA TOUS RAISON.





JE VOUS EMMERDE.








Viennent les heures sombres où tout peut enfin s'allumer ; quand nos vies ne sont plus qu'ombre, reste nos rêves à inventer... P. K. Il n'y a que dans les moments sombres que je peux voir certaines choses briller... Ca doit être grave de se considérer comme illuminé par une dépression, mais c'est une révélation qui ne concerne que moi.

# Posté le lundi 24 août 2009 14:12